Contrôle de pipelines

Interventions sur pipelines

SÉCHAGE DE GAZODUCS

Les ouvrages transportant du gaz en phase liquide ou gazeuse, doivent être généralement séchés, afin d'éviter la formation d'hydrates (cas du gaz naturel), ou lorsque le process d'utilisation de ce gaz nécessite une absence complète d'humidité.

Cette opération s'effectue après les épreuves hydrostatiques, avant la mise en service.

Opérations préalables au séchage

La vidange de la canalisation, après essais hydrauliques, élimine la majeure partie de l'eau.

Cette opération est suivie d'un essuyage qui consiste à faire circuler, toujours dans le même sens, un certain nombre de piston racleur, propulsés à l'air comprimé.

On peut considérer que lorsque le poids d' eau restant sur les parois est de l' ordre de 60 à 100 grammes au mètre carré, la canalisation est correctement essuyée.

Le séchage peut alors être entrepris selon l'une des méthodes ci-après.

Différentes méthodes de séchage :

Séchage de Gazoducs
  • SÉCHAGE À L'AIR SEC : Le séchage à l'air sec consiste à faire circuler dans la conduite et à intervalles réguliers, une série de racleurs, propulsés par de l'air sec jusqu'à l'obtention du point de rosée requis.
    Ce sont le plus souvent des racleurs en mousse non revêtus, destinés principalement à répartir l' eau résiduelle sur les parois de la conduite et ainsi faciliter son évaporation.
    L'air sec est produit par un sécheur à tamis moléculaire. II est introduit dans la conduite à un point de rosée inférieur à -40°C.
  • SÉCHAGE AU MÉTHANOL : Le procédé consiste à faire circuler entre des racleurs, un ou plusieurs bouchons de méthanol séparés par des bouchons d'azote ou de gaz, pour éviter la formation d'un mélange inflammable "méthanol - air".
    La composition des trains et les quantités de produits utilisés (méthanol, azote, gaz) sont définis en fonction des caractéristiques des pipelines (diamètres, longueurs).
    Un échantillonnage permet de déterminer la teneur en méthanol en début, milieu et fin de chaque bouchon.
  • SÉCHAGE PAR VAPORISATION SOUS VIDE : Le séchage par le vide résulte de la vaporisation de l'eau restant sur les parois de la canalisation, sous la pression d'ébullition correspondant à la température de cette canalisation. Au cours d'une telle opération de séchage, on observe plusieurs phases caractéristiques.
    • Mise sous vide et élimination de l'air :
      La première phase, assez rapide, correspond à une descente en vide (passage de la pression atmosphérique à la pression d'évaporation de l'eau).
    • Ebullition et élimination de l'eau :
      Cette phase correspond au séchage proprement dit. Elle se poursuit jusqu'à ce que l'eau résiduelle sur les parois soit vaporisée puis évacuée. On observe une chute de pression en fin de vaporisation.
    • Création du vide et fin d'opération :
      La troisième phase correspond à l'élimination de la vapeur d'eau résiduelle subsistant dans la conduite.
  • SÉCHAGE À L'AZOTE : Les paramètres régissant le séchage à l'azote sont les mêmes que ceux du séchage à l'air sec, la seule différence étant que l'on dispose généralement à l'entrée de la conduite d'un gaz (azote type U) à faible point de rosée pouvant être inférieur à - 70°C .